Concours d'Eloquence perdu d'avance.

Publié le 27 Janvier 2014

Coucou c’est Rob.
Bon voilà je ne sais pas trop si ce texte devrait être posté ici mais bon, j’ai eu envie d’être actif.


Alors voilà j’ai dernièrement participé à un « concours d’éloquence ». Concours durant lequel un sujet était imposé et donc il fallait développer une argumentation à l’orale et ce pendant 10 minutes.

Le sujet, imposé, était « Celui qui dit l’est-il ? »
Autant vous dire peu inspirant, mais pour le coup j’ai eu envie d’aller au bout.
Les gens dans l’assistance m'ont vus débarquer et s’attendaient à une réflexion philosophique et brillante… autant vous dire qu’ils ont été mé
dusés devant ma logorrhée.

En tout cas il n’y a pas encore eu de délibéré… l’affaire est à suivre.

(j’ai vraiment dit tous ce que vous allez lire)

Concours d'Eloquence perdu d'avance.

Celui qui dit l’est-il ?

Bonsoir, ça va ? … Non, c’est important pour moi de le savoir, est-ce que ça va ?

Bon, tout d’abord je suis très heureux d’être ici, devant vous, belle audience espiègle.
Je le dis, je suis heureux mais le suis-je ?

Bah pas tellement en fait quand on voit les merdes qui m’arrivent ce moment, j’ai l’impression de bosser dans le branche « fossoyeur » de colissimo.

Mais passons, la formule de politesse est la forme d’hypocrisie la plus respectable je me dois de démarrer par une petite caresse dans l’entre-jambe.

J’aimerais introduire mon texte par une anecdote historique.

L’histoire se passe en octobre 1996, période durant laquelle chacun sait « il ne se passait rien de spéciale ».
J’étais donc chez moi, en pyjama Waï-kiki, un mercredi par après midi maussade, plus vieux fut le temps, tant au niveau chronologique que sous un angle météorologique. (Pluvieux).

Je me souviens j’étais là, devant le club Dorothée en train de siroté un nectar « Banga orange » quand mon plus jeune frère Oussama bel Moktar Ben Cohen, fit irruption dans la pièce, se alors plaçant devant moi, il rompît le contact visuel hypnotique qui me liait d’une façon charnelle avec le téléviseur.


Décontenancé par l’évaporation des rayonnements du tube cathodique, je me mis à l’injurier dans un langage francophone à caractère outrancier :

Espèce de petit euuh… de gros euuh non, t’es qu’une espèce de crotte de nez genre d’un chien enrhumé et qui n’aurait pas de museau, un truc qui devrait exister mais qui ne saurait l’être dans ce cas d’espèce. (J’ai toujours été nul en insulte)

Devant ce flot d’injure incommensurable, moins improbable qu’incompréhensible, OBM Obama Ben Mouloud Ben Jacob, marqua un silence et c’est là qu’il me répondit avec aplomb :

« Tu sais, C’est celui qui dit qui est ».

Vous comprendrez aisément qu’à ce moment là un monde s’écroule, la terre s’ébranle autour de mon œil de Saurons, me voilà donc devenu par l’effet « miroir-miroir » Immédiatement métamorphosé en morve.

Quand le commun des mortels se construit à partir d’une goute de spermatozoïde, moi j’ai du me reconstruire à partir d’une sécrétion nasale, l’horreur.

Mais au bout d’un moment, morve parmi les morves, anonyme comme tant d’homologues sillonnant les écoulements naseaux d’un caniche mutilé. J’ai erré des années après l’éternuement tant espéré, Et je peux vous dire que chemin fut long. Que mon épopée s’étale sur des kilomètres de Klenex, tant la stigmatisation par l’industrie pharmaceutique fut rugueuse. Je sus d’ailleurs actuellement en procès contre une certaine société « Humex ».

Bref une myriade de péripétie, de psychanalyse et pas mal de chirurgie esthétique réparatrice me voilà devant vous, gluant sous mon blaser Zara.

Bon, autant vous dire que cette anecdote est fausse, je n’ai pas de lien fraternel supposé avec un quelconque un individu notoire ayant marqué un tournant dans la politique international dans le début des années 2000. En revanche ce qui est réel dans cette anecdote, fictive, c’est qu’elle démontre par l’absurde que celui qui dit n’est pas forcément.

Non, celui qui dit ne l’est pas de facto, sinon il faudrait dire pour être et si c’était la seule condition pour exister ou encore pire pour devenir ce que l’ont dit, je peux vous dire que moi, vantar comme je suis… Bah je serais, Acteur, Menteur en scène, réalisateur, auteur et éminent juriste en devenir de la Meilleur université de la galaxie et au delà.

Vous y croyez vous ? Sincèrement…

Celui qui dit ne l’est pas forcément mais celui qui est, peut dire et à ce moment là s’opère un revirement dans ma jurisprudence intellectuelle ou j’opère une variante dans cet analyse du sujet que vous venez de m’imposez… enfin je l’ai choisi parmi une short liste, ce qui revient à peu près au même.

Si « Celui qui dit l’est » un parallèle s’impose avec la méthode Coué, théorisé par un pharmacien du même nom, Coué, à ne pas confondre avec Cauet, son cousin beauf qui lui est un radiologue spécialiste dans le pipi-caca.


La Méthode coué, C’est une théorie qui tend à démontrer que l’autosuggestion est censée entrainer l’adhésion du sujet aux idées positives qu’il s’impose et ainsi matérialiser ses ondes positives.

Par Exemple :
je dis que ce stylo est rouge il devient rouge, bleu il devient bleu et si je dis qu’il est noir bah … Ouais bon j’avoue qu’avec un Bic à 4 couleurs ça marche mieux.

Bref une philosophie qui part du postulat selon lequel l’autopersuation permettrait d’acquérir la volonté et de se donner les moyens d’y arriver.

Je dis, donc je suis ou le deviens à force de le dire.
Et c’est marrant parce que Descartes disait « je pense, donc je suis » si on ajoute à ça la phrase du Rappeur Maitre Gims « Je fais ce que je dis et je dis ce que je pense ».
Par un raisonnement sophiste, un peu falacieux, on peut arriver à la conclusion selon laquelle « je suis ce que je dis ». Donc celui qui dit l’est

La réponse au sujet dépend en réalité de la casuistique.

Dire n’équivaut pas à être et inversement proportionnel.

En effet si dire permet de s’exprimer et donc d’exister sur la scène sociale, l’expression n’est qu’une des conditions alternatives qui font d’une personne un être au sens social, certaines choses sont sans forcément dire tout comme certains diseurs demeurent sans forcément faire.

Il y la règle tout comme il y a les faits, les faits doivent être et la règle édicter.
Bon j’avoue, volontairement vous emmêlez un peu les pinceaux dans cette digression autour d’une réflexion enfantine que je philosophe tant bien que mal avec ma culture wikipédiesque. Il y aura une distribution de doliprane à la fin de cette audience ce texte étant sponsorisé par la pharmacopée.

Mais parmi ces lignes il y a du puéril et du vrai, de l’irrationnel et du censé.

Celui qui dit, c’est moi et je le suis car je me hais. Vous me suivez ?

Réaction : quelques rires, beaucoup d’incompréhension.

Verdict à venir.

Concours d'Eloquence perdu d'avance.

Rédigé par Transi

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B
merci pour la partie de rigolade :)
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