Comment j'ai coulé.

Publié le 27 Septembre 2013

Subversion ou submersion telle est la question.

Comment j'ai coulé.

(Dans l’épisode précédent – qui était trop bien - Robert avait promis d’incarner Albatore dans l’épisode d’après)

Albatore ? … Non. En revanche tout comme lui, après être aller dans le futur, j’évoque une épopée hors-série… Dans l’eau* !!  Mais comme d’habitude dans un édito qui mélange fiction et… Politique-fiction. Car comme le disait Michel Audiard « tout romancier, tout cinéaste a au fond de lui un nombril du monde à exhiber.

Bonsoir et désolé.

Désolé parce qu’il le fallait.

Il fallait que je sois subversif pour plaire alors voilà… J’ai plongé.

Dans l’optique d’avoir des visites sur le net, j’ai été face à deux solutions : continuer sur cette lancée en baignant dans ma maigre notoriété d’anonyme dépravé gardant l’espoir de rameuter péniblement des adhérents à ma cause perdue (à savoir mon bien être).
Mais l’instar d’une pauvre boule de neige dévalant une colline à l’aune des frondaisons… il n’y a pas assez de blanche pour foutre ma plume en érection.

En revanche je pourrais tout autant opter pour une célébrité éclair en caressant les couilles de « la masse » par le biais d’un travestissement des mes idées, mettant donc de coté mon intégrité pour surfer tel Brice sur la vague de l’affaire Niçoise, épousant par là même des choix et des convictions qui ne m’appartiennent pas uniquement dans le but de plaire au plus grand nombre… et pourquoi pas finalement ?

Puis en même temps j’ai comme l’impression que le populisme nous fait sombrer petit à petit, les forumers paranoïaques ont le vent en poupe et le Black Pearl frontiste semble avoir hissé la grande voile.

Parce qu’aujourd’hui sur l’internet et les réseaux sociaux pour être dans le vrai faut être dans l’extrême, le complotisme, le nihilisme voire le négationnisme, t’as pas le choix mon pote, avoir des couilles c’est dire tout haut ce que les pochtrons écervelés ont toujours pensé tout bas !


Donc voilà moi, simple moussaillon intègre et subordonné au « capitaine de pédalo » je risque de me perdre car sans scaphandrier, explorer cet univers me semble être une tâche ardue mais qu’à cela ne tienne je veux en être, non d’un cul!

Je veux être vu, lu et cité par des catins ménopausées, défraichies et en mal de sécurité dans les micro-trottoirs du JT de Pernault.

Alors je plonge dans cet univers malsain mais, n’ayez crainte, ça n’est que dans un but carriériste. Je garde mon masque d’Albator pour passer inaperçu, une couverture qui me permettra également de garder un semblant de lucidité pour mon dernier instant de vivacité me donnant ainsi le privilège de vous retranscrire le plus correctement possible mon agonie.

Allez on y va, plus le choix de toute façon, j’avance sur la planche aux requins une baïonnette pressée contre mes omoplates me donne des petits à-coups secs, Monsieur Mouche (AKA François Hollande) de par sa maladresse et son laxisme me somme de quitter le navire Républicain.

Les pieds nus, orteils recroquevillés au bord de la planche je ne peux m’empêcher d’observer l’eau et j’aperçois en contre bas François Fillon à son aise sur un matelas gonflable jaune poussin qui me hurle : « Rejoins moi Robert, j'te promet, elle est bonne. »

OK, je me lance.

Je tourne la tête une dernière fois, esquisse un sourire en coin à F.H pour lui faire la nique, je fais un bon en avant pour me propulser dans les airs, me pince le nez et crie « BAaaanzaiiii ».

Et là, le temps se suspend.

Plouf

L’immersion me cause un choc thermique indéniable, je serre contre mon cœur le contrat social, mes idées en guise de bulle d’oxygène me maintiennent à flot, je patauge au dessus des méandres sombre d’un néant sub-océanique pataud.

Je m’efforce de barboter mais je m’enfonce laborieusement dans la vase, me rapprochant doucement de l’horreur philosophique.

Un ban de piranha du net me tire les pieds en me lançant des : « Taubira dehors, Clément Meric était l’agresseur !! »


Je me mords la lèvre inférieure et ne peux m’empêcher de penser : Putain, je savais nager avant… je savais faire la différence entre les idées nauséabondes et mes idéaux philanthropiques, où est donc mon sens de la repartie, où est donc mon discernement...où est donc mon « mind » ?(Faut que j’arrête avec les Pixies)

Je continue ma descente dans les abysses de la pensée, songeant au « point godwin » … ou plutôt au « point Némo » quand j’entends encore des cris :

« Média manipulés, Dieudonné président » …


Merde suis-je si proche du centre de la terre ?

Au bout d’un moment ma descente ralentie, je finis même par stagner, au milieu de nulle part dans un bleu infini… je suis seul. Perdant ma masse, voire même mon enveloppe corporelle et ma conscience, l’impression d’être comme en apesanteur métaphasique… Je flotte sous la flotte en quelque sorte.

Toujours en apnée, le temps s’écoule lentement et mon avenir se dépeint comme un speed painting en slow-motion … ce qui me rend perplexe 20 milles lieues sous les mers.

Au milieux de se monochrome bleu-mariniste, je finis tout de même par entrapercevoir une silhouette qui se rapproche : un requin… non un petit aquali* , Oubien... un hypocampe femelle ? Bref un truc flou mais semble-il humanoïde alors je prends mon courage à deux mains et lui lance une phrase du genre :

« Coucou poulette, tu connaitrais pas la sortie de secours ou alors une route pour Atlantis ? En tout cas un endroit où les idées sont moins scabreuses qu’ici parce que je suis descendu trop bas, Certes ici je suis chalereusement soutenu mais à quoi bon si j’ai le cœur gelé »

L’Etre se retourne lentement … et me regarde avec ses petits yeux d’ahuris et son nez en forme de groin, Mais je reconnais ce visage… Cthulu ? … Ah non, c’est Frigide Barjot.

_ Salut p'tit plancton, ça te dirait de voir mon crustacé pour 10 euros ? dit-elle en retirant sa jupe rose immonde.

_ Euh… Non, non merci m’dame.


_ Ou 5 euro alors, s’il vous plaiiiiit.

_ Je n’ai pas d’argent sur moi, je veux juste remonter à la surface…

_ Oui bah c’est le but de tous le monde ici mon coquin - elle remonte sa culotte et reprends – Moi, au bout d’un moment je m’y suis faite à la vie façon jules vernes.

_ …

_ T’es sûr ? T’as pas un peu de liquide pour mon Barjothon ? Faut que je payes mon loyer de 4000e Rue du Faubourg-Saint-Honoré.

_ Euh m’dame Farjot, ici tout est un peu liquide vous savez, mais sinon j’ai pas une thune et là je suis un peu perdu voyez vous…

_ Tu sais, j’ai jamais vraiment été quelqu’un de fréquentable, donc un peu plus ou un peu moins - elle sort de son sac un petit miroir et reprend la conversation en se remaquillant - « puis c’est plutôt pas mal ici, il y a pire. Bon allez, tu sais quoi ? Sors-moi un petit bif’ton puis je te ramène à une soirée contre le mariage des langoustes homosexuelles, tu veux être mon cavalier ? Je cherche justement quelqu’un pour le quart d’heure armoricain ! »

_ No-non, merci beaucoup en tout cas pour la p-p-proposition, laissez moi maintenant vous me faites peur !

Elle bombe le torse, puis d'un geste de la main souple et prétentieux renvoie ses fins cheveux en arrière, me tourne les talons et repart dans le sens opposé comme pour regagner l’autre coté de la barrière de corail… son trottoir en quelque sorte.

C’est donc comme ça qu’ils finissent ces gens là ?

Brigitte Bardot, Frigide Barjo, Brijid Farjot, … en tout cas livides fardeaux pour les catho progressistes un tantinet ouverts d’esprit. Cette pseudo femme revendicatrice et représentative d’une France qui n’existe plus, même son naufrage est pitoyable. l’iconoclastie de la donzelle la poussera un jour à faire la manche du coté de la Méditerranée.

J’ai divagué sous les vagues pendant encore quelques minutes… puis au bout d’un moment j’ai senti une vive douleur à la nuque, quelque chose qui semblait être une main me saisi violemment par le col pendant qu’une autre me tirait par les cheveux me faisant basculer en arrière.

Tout à coup j’ai refait surface, retirant ma tête de son aquarium, ma meuf m’a dit : « Non mais tu vas arrêter tes conneries maintenant ? »

_ ugh ? … Euh oui, oui ma puce - Ais-je dit en reprenant mon souffle péniblement.

_ Tu commences à être flippant avec tes délires.

mes cheveux gorgés d'eaux faisaient ruisseler d'énorme goutes sur mes joues qui s'écrasaient sur le parquet dans un fracas liquide mélodieux.

_ Mais pupuce c’est pour le blog…

_ Y a pas de « mais pupuce » ! Redeviens ce que tu étais, quand tu racontais des histoires drôles, arrêtes tes délires doctrinaux, moi je me casse d’ici et je prends le chat avec moi.


L'eau continuer de se répandre au sol et dans mes vêtements, un sentiment désagréable et désemparant m'empêcher de réagir immédiatement.


… Elle a pris le chat et elle est partie, moi l’ai suivi dans le couloir mais elle m’avait devancé de quelques pas, a claqué la porte sans un mot. Je suis retourné dans le salon, saccagé, trempé et dévasté comme un capharnaüm de Cracovie, me suis affalé près de l’aquarium et j’ai posé un bras contre le rebord pour m’y accouder, l’autre à l’intérieur pour faire des chatouilles à Croustibate, mon poisson rouge-zébré.

« Toi aussi tu penses qu’il faut que j’arrête mes connerie ? … Tu crois qu’elle reviendra mon crousti’ ? En même temps je vais te dire, si elle veut rire elle n’a qu’à faire comme tous le monde, aller voir la vidéo du singe qui se fait pipi dans la bouche »

Enfin voilà quoi.

A l’heure où le nazbroc moyen légitime la vendetta pour les petites frappes sudistes, moi n’ayant pas de Beretta, je verbalise toujours mon spleen en observant ma swatch aqua-ploof… Fait chier, l’heure est à la dérive pour le radeau Rousseauiste. Il prend l’eau et, telle l’œuvre de Jéricho, les naufragés sont à l’agonie affalés les uns sur les autres dans une tempête en haute mer.

Comment j'ai coulé.

* « Super submarines 99 » est un spin-off de la série animée d’Albator dans un univers aquatique… à titre personnel je prefère « Gun Frontière » qui est la même chose mais avec des Cowboys (un peu Wtf cette Astérisque).

* Aquali : pokémon type eau, Des nageoires et des branchies sont apparues sur le corps d'Aquali, lui permettant de vivre dans les fonds marins. Il est étroitement lié avec l'eau, car sa structure moléculaire en est proche. (à lire avec la voix relou du pokédex, naturellement)

Rédigé par Transi

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A
Très bon rapport à l'eau et tout et tout, bon moyen pour aborder les différents sujets de l'article. <br /> Rien que pour Aquali, je mets +1<br /> Et puis tiens, je t'offrirai des palmes, tu pourras fuir les thons (ou morues) plus rapidement.
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