Adios estudiantes

Publié le 25 Mai 2013

Hey Mannn, What’s up in Robert’s life!?

_ Nothing !! Vous répondrais-je mes chères ami(s).

Vous, ça va ? Moi Bof… Je m’ennuie.

J’avoue c’est nul la vie quand on a trop de trucs à faire… Mais c’est pire quand on n’a rien à faire ! (mise à part déprimé devant l’actualité qui fait son beur sur les suicidaires)

D’habitude y a plein de trucs qui m’arrivent… Et j’ai pas le temps, ni l’envie d’écrire. Guidé par un impératif, actif… Seulement là, bah… Il ne se passe rien, du coup je sais pas quoi écrire, alors j’attends devant ma feuille, armé de mon stylo bic à 4 couleurs (dont 3 inutilisées depuis le CM2). Je suis là… Je guette… J’me dis « Hey c’est une bonne idée ça… Puis automatiquement j’entends une voix (comme par hasard celle d’un des autres gars qui est dans ma tête) qui soudain me dit : «Naahh Bob, ton idée c’est de la merde, oublie donc tes histoires de lucioles pétainistes qui collaborent avec les vilaines guêpes du 3ème Ruche… La fiction c’est pas fait pour toi, encore moins quand tu fais une analogie historique mielleuse pour racoler des viticulteurs ignares.»

_ Bah, Maya l’abeille ça a marché pourtant, non ?

_ Oui, mais dans les années 80, les gosses étaient vraiment débiles.

_ Aujourd’hui aussi, t’a qu’à regarder NRJ12 ne serais-ce qu’une heure pour t’apercevoir que c’est aussi intellectuel que les Teletubbies… Mais avec un peu plus de nichons siliconés quand même. On évolue dans le bon sens, des fois devant TF1 je me dit qu’on touche le fond… puis je vois les émissions de Morandini… et là c’est vingt milles lieux sous les mers !

_ Certes, mais Bobby aujourd’hui c’est plus pareil, y’a internet etc… plus besoin d’attendre le premier samedi du mois, les doigts crispés sur la télécommande de la télé du salon, l’œil hagard d’un soldat perdu en territoire ennemi, tentant péniblement de délivrer sa libido des griffes de la terrible tyrannie paternaliste J’te promets, oublie ton truc et sniffe toi un bon rail de Baigon, pour chasser ces horribles insectes de ton imagination, en attendant que je répare la moustiquaire.

Bref je vous passe les détails d’une introspection monologuiste interminable, d’un dialogue schizophrène minable, qui a duré des plombes.

J’ai fini par me dire qu’il fallait que j’arrête de me diversifier, d’écrire de partout pour finalement n’être visible nulle part. J’en avais marre de ce gars (que j’aime bien d’habitude) qui me disait « Hey, y a plus trop d’actu sur ton blog ces temps-ci Robert ! ». Bah évidemment Connard, je n’écris pas que sur mon blog! Pis j’ai d’autres trucs à faire en ce moment. T’as déjà entendu parler du matelas water bed? Bah j’y passe pas mal de temps en ce moment.

Au final j’ai pris la décision d’arrêter le Spotted, de me consacrer qu’à mon blog. Y’a plus personne à la fac, ça me fait chier, donc voilà j’me casse comme je suis venu… C’est-à-dire nu pied, bouré devant mon ordi et sur un coup de tête plongeante élancé par la téquila Paf.

Ok ça ne règle pas le problème de l’inspiration, mais ça me donne l’occasion de faire des adieux…ce qui est toujours sympa, parce que je vous l’accorde, autant faire la bise à plus de deux personnes en arrivant à la fac ça me fait chié, autant là, dire à des centaines de pébrons (qui en ont un peu rien à foutre) que jm’arrache, moi, ça me fait vachement kiffer ma race !

Donc voilà ma lettre d’au revoir, dans laquelle le Mexique est une conception métaphorique, la symbolique d’une émancipation égo tripe, situé géographiquement dans un pays lointain ou les putes sont low cost et le climat aride.

Bonsoir mon cher Spotted…. Spotted ? C’est bizarre comme prénom ça vient d’où ? J’avais une ex, Ashkénaze qui s’appelait presque comme ça.

Bref j’imagine que tu auras reconnu l’odeur de ma verve, c’est moi ! Robert ! De retour ? Pas vraiment. Je suis parti en vacances au Mexique et t’envoie donc une carte postale en tortilla depuis Guadalajara pour te dire que je ne reviendrai peut être pas (la-rha-ra).

Ouaip, c’est décidé, j’me barre au Pays des Chicanos… Enfin, je me suis déjà barré, donc... Euuh je reviens plus quoi. Bon écoute tu vas pas me faire chier, c’est mon dernier message avant notre rupture, fais un dernier effort, comme moi je continuais à caresser tes petits cheveux pelliculeux pendant ta longue agonie, te donnant parfois, le temps d’une soirée, un léger regain d’intérêt, dans l’élan d’une putride popularité éphémère dont seul facebook a le secret.

J’avoue Spotted t’es un peu ma mère… Ou mon père dans un sens parce que je suis (semble-il) le seul spermatozoïde viable sorti de tes couilles rabougries, même si je vais sûrement mourir dans un kleenex ou me fracasser le crâne dans la réserve d’une Manix XS… Triste sort que celui d’une brillante chenille qui finira inévitablement sa vie dans une chrysalide avec des rêves déchus de papillonnage virevoltant.

Il est vrai, je suis venu de toi. Sans pour autant de ressembler, mais on ne va pas se mentir, une truie n’a jamais enfanté un dauphin ni un hippopotame, donc je vois pas comment l’appli de Zuckerberg pourrait être en cloque d’un écrivain potable […]

Faut s’y faire, papa, j’t’aime, et ne fais pas parti de ceux qui vocifèrent sur leur héritage, et je préfère traverser de faux hiver plutôt que des vrais automnes ô combien monot […] Fuckkk mes rimes dignes d’une poésie d’un 5b.

Ralala ce que tu vas me manquer, toi… Et plus généralement Paul Cézanne, le peintre impressionniste d’une bande d’universitaires peu impressionnables et prétentieux jusqu’à la moelle mais un poil talentueux donc assez attachanst… Genre Robert Transi ou Alain Delon (dans les années 80, faut pas déconner !)

Alors Oui, c’était vraiment sympa, oui on a eu des bons moments et sur le plan sexuel c’était sympatoche (les paragraphes précédents m’indiquent que je devrais faire soigner ce foutu complexe d’Œdipe un de ces quatre). Mais voilà, je m’en vais quand même, comme parfois on peut quitter une meuf bien qui se dégrade pour une pute qui s’améliore et qui promet des réduc sur la dom-so.

Je pars donc tenter ma chance outre-Atlantique m’goinfrer de Guacamol, tapas et de tequila authentique, sans regretter tes chèvre pesto et ton mocaccino même pas Colombien préparé par une maquina électronique, en maintenance un jour sur trois !

Je ne te ferai pas le coup de l’au revoir solennel, façon VGE (ou « les enfants de la télé » pour les neuneu) Non… Oh Nooon ! Moi c’est plutôt un « Bon bah ciao, on s’appelle, on s’fait une bouffe ?! » dit hypocritement par un gars qui remet son jean, après avoir ché-cra dans le taudis de la seule grognasse qu’à accepté de lui ouvrir ses cuisses.

Adios estudiantes

Rédigé par Transi

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