le chaos
Publié le 9 Juin 2013
La fin de mon monde dans une explosion d’amertume, pas vraiment inattendue mais qui sème le chaos dans ma bulle d’insouciance poreuse, maladroitement édifié par mon esprit psychorigide.
J’ai échoué … Moi ! T’imagine ? ! […] C’était prévu tu me diras.
L’échec c’est naze, on est d’accord… Mais finalement c’est ça la vie non? Un échec! Ou plutôt, une succession d’échecs du landau au linceul, des pétales de déboire parsemées dans une destinée jusqu’à l’inévitable bouquet final macabre, réglable « avant livraison » … comme chez interflora tiens.
La vie, elle, commence un soir par une éjaculation interne délivrée de manière précoce - c’est toujours « trop précoce » - par gars frustré, engendrant la vie d’un gosse non désiré… Ou désiré mais souvent vite regretté lorsque les soirées PES/PIZZA/JACK-DA/SODO/DODO/BOULOT, qui sont soudainement remplacées par des nuits blanches/doudou/blédina/soupline/comptine/tétine. J’te jure la vie ça part déjà d’un échec….
Puis, c'est une longue péripétie de bourdes séquentielles qui te fait progresser, dont on sort grandi pour finir au ciel, ou dont crame dans l’enfer du chagrin dans une vie mélancolique, regrettant de n’avoir su évoluer le jour du jugement dernier.
La différence quant au chemin arpenté ? … Bah elle réside (selon moi) de la jauge d’énergie vitale de chacun, allant parfois du gothique en descente de crack dans les toilettes d’une gare SNCF, jusqu’à l’hippie rastafari en pleine montée de ganja sous un palmier de Kingston. Chez moi, ça Oscille en fonction des événements dans un trajet fort sinueux...Donc là j'essai d'avaler la pilule bleue.
Mais dois-je m’en plaindre? Il y a pire… Il y a toujours pire.
On apprend de ses défaites plus que de ses victoires? Va dire ça à Richard Gasquet! Parfois on apprend rien d’un échec, c’est juste un mauvais moment, une absence, un refus, une maladresse, que dis-je ? Un rendez-vous manqué…
Du coup j’accuse le coup, sans pour autant être sur les rotules, je suis acculé dans les cordes en préparant ma contre-attaque. L’université Aix-Marseille, Mon adversaire paradoxalement peu académique, frappe en ricanant, moi j’ai les yeux fermés, les poings serrés avec léger rictus laissant apparaitre mon protège dent ; un grosse goute de sueur parcourt mon visage. S’il ne me tue pas, je répondrai.
Deux jours plus tard, une matinée ensoleillée au beau milieu d’un printemps maussade.
Après avoir chialé des hectolitres de larmes parfumés à l’absinthe dans mes chocapics, me revoilà! J’ai décidé de prendre du recul et de panser mon hémorragie oculaire en écrivant un torchon pour ma page web A.K.A la rue ou je me prostitue intellectuellement gratos pour des vieux vicelards sympas mais avares en superlatifs.
Moi chouiner ? Jamais !
Alors, Armer d’un stylo bic, d’une pléthore de comprimé de caféine, je me suis remis devant mes cours et j’ai crié :
« Le feu sombre ne vous servira à rien, flamme d'Udûn. Retournez à l'Ombre! !»
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