Isac-transimov

Publié le 27 Août 2013

Naitre reubeu au XXII ème siècle ... Euh, j’peux pas prendre Ewok plutôt ?

Isac-transimov

Quand je pense à hier en voyant aujourd’hui j’imagine demain...

Et demain c’était déjà loin dans les années 90 my suggar, ça l’est encore au XXIIème siècle - salé / suggar, calembour bilingue mecton. Bref le weekend dernier je suis tombé dans une faille spatio-temporelle d’inspi et t’envois donc un texto du futur depuis mon neuro-smartphone i-alcatel pour te raconter que, cent ans après l’école du micro d’argent, soit en 2105, les mentalités n’ont pas évolué tant que ça.

Difficile d’aborder un sujet aussi sabordé, difficile de parler de moi.. Sans émoi. Surtout que toi, sournois, j’imagine bien que derrière ton surmoi «peigne cul» tu t’attends, hautain, à un misérabilisme malhabile du petit reubeu qui geint sur son teint. Alors, tiraillé comme un indigène entre deux feux, j’ai décidé de laisser libre court aux deux gars qui squattent parfois la buvette de ma boite crânienne. En effet, la nouvelle technologie me permet à ce jour de matérialiser ma schizophrénie et donc de te retranscrire le verbatime analysant mon mal-être vivant.

J’approche mon iris du kaléidoscope :

L’ambiance est glauque mais chaleureuses dans une pièce tempérée, aussi immense que vide. Au loin, une douce petite lumière clignote, l’objectif se rapproche et l’ont entend les pintes qui s'entrechoquent dans des fracas crécelles, couverts par le brouhaha futuriste. Les bières scandinaves débordent et la mousse éclabousse les espèces de chips scandaleuses ou amuse-gueules pour dalleux , bastions à bactéries, haut lieux de la bourgeoisie microbienne (oui, depuis 2017 le législateur écolo a donné un statut social, ainsi que la personnalité juridique à tout micro-organisme terrestre, les morpions pubiens ne sont donc plus autant stigmatisés... j' raconterai).

Nous voilà donc in my mind, autour du Bar, Reau et Berrh, deux poltrons en perpétuel désaccord, bavardent de la physique quantique aux bukake asiatiques, les deux bougres s’opposent sur tout, divaguent surtout.

Alors quand le concours de celui qui à la plus grosse teube siliconnée côtoie la philosophie rétro-futuriste, je les observe en préparant la prochaine tourné de turbo-morito, derrière le comptoir post-moderne en zinc. Moi, dépité ; eux, débitant des ignominies et... pas mal de boisson aussi.

« Robert arrête un peu pov’ rastaquouère !

D’ailleurs pourquoi Robert? En vérité tout le monde sait que tu t’appelle Mouloud-Abdul Jabbar the hutt. Tout le monde sait que tu as les cheveux frisés plaqués en arrière avec du pento d’Aldi, que tu bois du thé à la menthe, une dent cassée et un mégot de joint serré entre l’index et le majeur, jaunis par une mycose en phase terminale (du moins si l’ont s’en réfère à la colorimétrie fluorescente digitale de tes pauvres mimines soi-disant faites pour l’or, mais qui sont au final dans la merde).

_ Au chaud, donc c’est déjà ça.

_ Mais oui, avoue Robert, on sait bien que sous ton turban il y’a plein de projets plus ou moins sympatoches pour l’occident, que tu as une image de la femme avilie et momifiée par un voile noir qui scelle son visage, son coeur et sa liberté ... Ou en tout cas la limite à deux-trois ménages par jour ainsi qu’un tajine ou un couscous hebdomadaire puis une raclée mensuelle, comme ça juste pour te prouver, accroître ta masculinité pseudo-virile.

« On ne naît pas mâle, on le devient» Simone de Beauvoir tu l’emmerde, toi tu acquiers une paire de couille par la lapidation de ton esclave sexuel dont tu as l’outrecuidance de nommer « époux».

On en veut pas de ton spatio-halal, de tes coutumes, de tes cousins qui se paient des BM volantes sur le dos de nos impôts par le biais des alloc’, retourne chez toi... Merde elle est ou Marion Maréchal Petain euuh Lepen ?!

_ Cryogénisé à Auschwitz .. Mais c’est un détail, continue ta thèse douteuse.

_ Douteuse ? Raciste aussi ? Non, Logique ! ... Moi quand je vais quinze jours sur vot’ planète avec Marmara au club Med de Hamamette, bah je claque ma thune et je rentre chez moi, toi, tu me parasites mon économie keynésienne avec ton travail au black.

_ Hum ... alors c’est comme ça que tu me vois, un néo-salafiste ?

_ Bah... je te connais pas, mais j’imagine bien, tous les mêmes t’façons je vais te dire.

_ Clairement, la nature a horreur du vide mon petit pote, je vais pas entrer dans des considérations niaiseuses et gerbantes... Mais l’inconnu fait peur et sans faire de jeux de mot xé-ho-mo-phobe, tu n’oses pas avancer dans le noir... Mais tu devrais.

Enfin Berr, C’est une évidence, tu essais de rendre connu quelque chose que tu ignores, en l’espèce MOI, ma personnalité et mes idéaux te sont inconnus, donc bah, tu essais tant bien que mal de tes les imager ... Et quelles sont tes références ?

_ Euh... Sadam, Ben laden, Merah et Naggy... Surtout Naggy et ses émissions chiantissimes, même sous opiacé. (en 2030 l’animateur a été remplacé par un standard téléphonique optimisé pour sortir des blagues carambars, les gens n’ont pas vu la différence et ont continué d’appeler Naggy... ce furby 2.0)

_ Ouaip, c’est exactement là ou je veux en venir, tu me juges subjectivement. En fait, t’es une victime indirecte de l'engouement sécuritaire, du repliement culturel qui caractérise la société contemporaine renforcée par une ambiance médiatico-politique assez nauséabonde par moment, si ça s’explique sociologiquement, ça se répercute bien souvent dans mon quotidien. Bon, moi ça va je me drogue, mais les autres sans déconner comment font-ils ?

_ Junky en plus ! T’es un putain de junky !?

_ Addict M’sieur, et dépendant aux femmes, au sexe, à l’argent, la junk-food, la littérature et aux Cyber-Péripapé’sthétiscienne. J’ai des milliers de vices, mais je suis un enfoiré avant d’être une origine et un être humain avant d’être un cyber-schyzo, mais bon ça ..

_ Donner des leçon surtout.

_ Non Berr, je donne mon avis, subir une mauvaise publicité ne m’empêchera pas d’aimer les miens, ne m’empêchera pas d’aimer les autres. Enfin de toutes façons, après deux/trois coco-splif, j’aime tous le monde, c’est juste que le procès d’intention en raison de l’origine sociale ou ethnique me fera toujours gerber.

_ Tu ne dirais pas ça si on t’avait agressé à 4 pour te voler ton portable.. Puis même regarde un peu atour de toi, c’est toujours les mêmes.

_ Faut-il se faire taper par «des étrangers» pour être légitimement un humaniste ? Pose toi la question. Puis... on m’a fait pire mon gars, et la vengeance n’est pas un sage leitmotiv, ni la haine d’ailleurs.

A ce moment là Reau se lève d’un bond.. (ou berr je sais plus mais s’en tape) vexé par la tournure ce cette joute verbale, il renverse la table, les muscles contractés, pointe du doigt son adversaire, sa bouche se tord et dit : « Ca suffit Cyber-Bicot !! Je t’attend dehors, sors ton sabre laser et rejoins moi... on va regler sa en croisant le fer... enfin la lumière..enfin bref, tu vas mourir sale enculé !!»

Voilà comment ça c’est à peu près déroulé, ils sont mis sur la gueule pendant des heures, au début c’était sympa, puis dès les premières effusions de sang c’est devenu vachement plus glauque, mauvais trip. C’est toujours le même problème avec ce genre de fréquentations. En effet si pour mon chiffre d’affaire, leur consommation d’absinthe les soirs creux n’est pas négligeable, en revanche pour ma santé mentale et pour la clientèle la présence d’énergumène laisse à désirer.

J’ai éteint le bitonio du kaléidoscope, puis j’ai enfilé mon gilet auto réchauffant et suis sorti fumer une clope sur le balcon de mon vaisseau spatial amarré au spatio-vieux-port de Marseille. En voyant le monde s'effondrer autour de moi, à l’intérieur comme à l’extérieur de mon esprit, j’ai fini ma bouteille de cognac Henessy puis j’ai avalé une pilule de cyanure en écoutant du Pixies jusqu’à ce que la lumière s’éteigne et que les ténèbres m'envahissent.

Tu sais quoi, moi le futur, j’ai hâte de ne plus en faire partie.

Dans le prochaine épisode, Robert dans la peau d'Albator affrontera des zombies nymphomanes !

Rédigé par Transi

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